« Ils ne vainqueront pas » ! Ces quatre mots prononcés à la fin de la représentation théâtrale de « De sang et de lumière », qui a succédé à la conférence de presse, n’aurait pas pu être plus clairs. Présenté par le comédien Édouard Baptiste accompagné de 8 enfants, tous de blanc vêtus, Daphné Ménard a aussi fait baigner ce texte de Laurent Gaudé dans ce quotidien devenu infernal pour chaque haïtien et haïtienne. Un quotidien terrifiant rythmé par la suprématie des gangs et les assassinats, racontée à travers les périples d’une fille de joie.

« Ils ne vainqueront pas » ! Un message d’espoir dans ces temps difficiles avec lesquels cohabitent depuis au moins deux ans ce festival. Un message de résistance lancé par la toute première pièce de théâtre tenue officiellement dans le cadre de cette 18e édition. Ça vaut ce que ça vaut et ça nous rappelle aussi que l’art peut être aussi un canal pour la militance. Un canal qui porte la douleur de ces êtres chers sauvagement assassinés. Vladjimir Legagneur, Evelyne Sincère, Antoinette Duclair ; ces t-shirts imprimés avec les photos de ces trois victimes arborés par trois des garçons, ont tout dit.