Cinq mois après la signature de l’accord du 11 septembre 2021, des signataires commencent à manifester leur incommodité. Cet inconfort est dû, suivant les propos d’Abel Descolines, membre du Collectif des anciens députés de l’opposition et alliés (CADOA), au non-respect de certains points de l’accord. « Nous avons constaté qu’il y a violation de l’accord et qu’il n’est pas appliqué dans son intégralité » a déclaré l’ancien député de Mirebalais le vendredi 14 janvier 2022 à la matinale de Magik 9.
Parmi les points qui ont été violés, CADOA et d’autres signataires de l’accord ayant pris part à la réunion ont évoqué « l’ensemble des décisions unilatérales prises par le chef du gouvernement depuis la mise en œuvre de l’accord », a rapporté Abel Descolines, estimant que le Premier ministre a manqué d'égard envers les signataires de l’accord du 11 septembre. « Le 7 janvier 2022, le Premier ministre a rencontré les adhérents à son accord. Certains lui ont signifié que l’ancien régime a, jusqu’à présent, le contrôle de l’appareil de l’Etat. Il leur a répondu qu’il n’a pas encore d’engagement avec personne ni aucun secteur, qu’il n’a encore entrepris aucune discussion avec quiconque autour d’éventuels changements au niveau des directions générales », a fait savoir l’ex-député de Mirebalais. Abel Descolines a fait savoir que trois jours plus tard, les parties prenantes de l’accord ont appris via le journal officiel du pays, Le Moniteur des changements opérés au sein du gouvernement. « Ce n’est pas une façon de traiter dans le cadre d’un accord consensuel avec des partenaires », a déploré le membre de CADOA, qui dit n’avoir aucun membre dans le gouvernement replâtré d’Ariel Henry.






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