Pour le Premier ministre Ariel Henry, le 7 février ne marque pas la fin du mandat de son gouvernement. « Le 7 février prochain ne marque pas la fin du mandat du gouvernement qui a la responsabilité d’organiser des élections libres et démocratiques », a affirmé le Premier ministre Ariel Henry à la réunion interministérielle sur Haïti, organisée à l’initiative du Canada, vendredi 22 janvier 2022. « Il n’y aura pas de vide à la tête de l'État. Le prochain locataire du palais national sera un président élu librement par l’ensemble du peuple haïtien »,a-t-il assuré, soulignant au passage « qu’il n’existe aucune disposition légale ni constitutionnelle qui autorise quiconque à s’arroger le droit de désigner un président provisoire ». « J’espère que les uns et les autres finiront par comprendre que de telles initiatives ne font qu’approfondir les divisions et les clivages dans la société haïtienne, à un moment où nous avons plutôt besoin de constituer un front uni pour faire face au fléau de l’insécurité en vue d’organiser des élections libres et inclusives.  Mon gouvernement reste ouvert au dialogue et à la concertation avec tous les compatriotes », a indiqué Ariel Henry qui a mis en avant la nécessité du dialogue, de la concertation pour trouver des solutions durables à la crise et a déploré le refus « d’autres compatriotes » de rejoindre l’accord du 11 septembre.          

Selon Ariel Henry, de ses « discussions avec tous les secteurs de la vie nationale est sorti un Accord Politique pour une Gouvernance Apaisée et Efficace de la Période Intérimaire, signé par la plupart des partis politiques qui animent depuis des années la vie politique et par plus 700 organisation de la société civile ». « Hier encore, ils s’affrontaient dans les rues, mais j’ai réussi à les convaincre de faire taire leurs querelles partisanes. Malheureusement d’autres compatriotes n’ont pas suivi le mouvement et ont refusé de rejoindre les signataires de l’Accord du 11 septembre.  En plusieurs occasions, j’ai fait la démarche d’aller vers eux malgré leur réticence, pour leur demander de participer à l’élargissement du consensus », a expliqué Ariel Henry.  « Je ne désespère pas de les convaincre », a-t-il assuré.