Le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse ne trouve toujours pas encore preneur après le renvoi ou le déport du juge Garry Orélien, accusé de rançonner des suspects par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Depuis, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, le juge Bernard Saint-Vil, peine à trouver un juge pour instruire l’affaire. Il est vrai que le doyen, peut-être par devoir de réserve, ne se plaint pas dans la presse, mais c'est un secret de Polichinelle qu’il peine à trouver un juge pour remplacer Garry Orélien. Les deux juges qui étaient pressentis ou désignés pour succéder à Garry Orélien ont publiquement désisté.
« Je ne suis pas intéressé ni de près, ni de loin, ni de très très loin », a écrit le juge Wilner Morin sur Twitter comme s’il refusait une offre compromettante. Sans le dire, le magistrat anticipe son refus d’instruire le dossier Jovenel Moïse. Connu pour son courage et ses prises de position publiques contre le régime PHTK, le juge Wilner Morin était dans le collimateur de l’ancien chef de l’Etat. Jovenel Moïse avait refusé de renouveler le mandat du juge Wilner Morin en dépit du rapport favorable du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) en sa faveur. C’est le Premier ministre Ariel Henry qui avait décidé de renouveler son mandat. En refusant d’instruire le dossier de l’ancien chef de l’Etat, le juge Wilner Morin en profite, sans doute, pour prendre sa revanche sur lui.





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