Samedi 19 février, on laisse Port-au-Prince pour Jacmel. Après un vol d’environ 15 minutes, on atterrit dans la capitale du Sud-Est, à un jour du « célèbre » carnaval de la ville. Il est 10 heures du matin passées de 45 minutes environ. On quitte l’aéroport, où une poignée de passagers attend leur vol respectif, en direction de notre hôtel.
En longeant l’avenue Barranquilla, on constate que Jacmel n’a rien d’une ville en plein carnaval. C’est un samedi comme d’habitude, avec la kyrielle de taxi-motos faisant le va-et-vient, les détaillants de chaque côté de la route et surtout la courtoisie et l’hospitalité coutumières des jacméliens et des jacméliennes. Sinon quelques banderoles alignées à proximité du stand de la mairie, le seul et l’unique d’ailleurs, à figurer sur cette route servant généralement de parcours aux carnavaliers. Les joyeux carnavals imprimés tout en couleur sur ces banderoles contrastent avec les traces de pneus enflammés récemment éteints. D’après un chauffeur de taxi, « les employés de la mairie ont intenté un mouvement de protestation pour réclamer leurs arriérés de salaire ».






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.