Le kidnapping à lui seul résume l’ampleur de la crise haïtienne ces derniers jours. Il donne aussi une idée du niveau d’effondrement de l’Etat haïtien, incapable de protéger les biens et les vies de ses citoyens. Le Premier ministre Ariel Henry refuse de reconnaître son incapacité à remédier à la situation. Jusqu’à la semaine écoulée, à son retour du sommet de la CARICOM, il promettait de mettre hors d’état de nuire les bandits qui prennent le pays en otage. Une promesse de plus. Et puis rien. Comme à chaque fois.
Entre-temps, le Premier ministre Ariel Henry et son cabinet ministériel sont fermes au poste, sauf qu’on ignore ce qu’ils font réellement. Même les fidèles alliés du Premier ministre se questionnent, semble-t-il, sur son bilan. Sur les réseaux sociaux, des responsables du Secteur démocratique et populaire critiquent ouvertement l’inaction du gouvernement face aux bandits. On ignore s’ils sont sincères ou non dans leur démarche. Dans un cas ou dans l’autre, ils partagent avec le Premier ministre sa gouvernance catastrophique dans la mesure où le pays est dirigé sur la base de l’accord du 11 septembre.





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