Les jours passent, la crise haïtienne se détériore. L’effet de cette crise profonde se répercute sur nos institutions publiques dont le fonctionnement résume l’état de santé de l’Etat haïtien. Dans tous les domaines, l’Etat est incapable de fournir des services aux citoyens. On se demande s’il y a un domaine dans lequel l’Etat haïtien n'a pas failli.

Si oui, ce n’est pas dans le domaine de la sécurité. Aujourd’hui encore, les autorités peinent à reprendre le contrôle de l’entrée sud de la capitale prise en otage par des gangs. Cela fait déjà 10 mois que l’Etat est délogé par des gangs armés à Martissant et ses zones environnantes. Les promesses des Premiers ministres successifs d’y rétablir l’autorité de l’Etat ne sont jamais concrétisées. On ignore si le Premier ministre Ariel Henry se souvient avoir promis de reprendre le contrôle de la route de Martissant.