Neuf mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse, Haïti continue sans répit sa descente aux enfers. Les opposants d’hier, aujourd’hui au pouvoir, oublient déjà les promesses d’améliorer les conditions de vie de la population haïtienne qu’ils faisaient lorsqu’ils combattaient Jovenel Moïse par tous les moyens. Comme sous la gouvernance de Jovenel Moïse, le pays continue son saut vers l’inconnu.

Si le Premier ministre Ariel Henry, entouré des anciens adversaires politiques de Jovenel Moïse, dispose des pleins pouvoirs, il est jusqu’ici incapable de résoudre le plus petit de nos problèmes. L’insécurité, notamment le kidnapping, l’augmentation de façon démesurée du coût de la vie, le black out, l’insalubrité… constituent le lot quotidien des Haïtiens. Personne ne sait où l’équipe en place conduit le pays. On ne sait même pas combien durera le temps de service du Premier ministre Ariel qui détient le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et peut-être le pouvoir judiciaire.