Il n’est pas exagéré de dire qu’Haïti est logé à l’enseigne des catastrophes. Ces jours-ci, c’est le département du Sud-Est, notamment la ville de Jacmel qui est frappée de plein fouet par des catastrophes. Le week-end écoulé il y a eu un accident meurtrier de la route causant des morts et des dizaines de blessés dans le rang d’une bande de rara. Même si un accident reste un accident, rien ne dit qu’il ne pourrait pas être évité s’il y avait un meilleur contrôle du transport en commun ou encore si les autorités chargées des vies et des biens dans le pays avaient responsabilisé les compagnies ou individus qui choisissent de se lancer dans le transport en commun.
Les Jacméliens ne finissent pas de pleurer les morts du week-end écoulé ou de soigner les blessés, ils se sont réveillés le mardi 19 avril avec l’incendie du marché public de la ville. Une bonne partie du marché Beaudrouin, le plus grand marché public de la ville, est emportée par les flammes. On sait qui dit incendie de marché public signifie pertes énormes pour le secteur informel, pilier de notre économie. Cela signifie aussi des années de dure labeur perdue pour des familles, des emplois directs et indirects perdus dans un pays où le chômage est roi. Derrière l’incendie du marché public, on doit aussi voir l'augmentation de la pauvreté.





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