Hier les déplacés de Martissant, aujourd’hui ceux de la Plaine du Cul-de-Sac. Alors que l’Etat haïtien n’a pas pu débloquer l’entrée Sud de la capitale depuis environ un an, il doit faire face aujourd’hui à une situation similaire au Nord de Port-au-Prince. Depuis plus de huit jours, les habitants de la Plaine du Cul-de-Sac perdent leur droit de vaquer librement à leurs activités. Les écoles sont contraintes de fermer leurs portes. Les activités économiques dans la plupart des quartiers de la commune de la Croix-des-Bouquets sont au point mort. L’Etat qui, en théorie, a le monopole de la violence, a failli à sa mission de protéger les vies et les biens. La population est à la merci des gangs qui ne se cachent plus.
Si la police dit être à pied d'œuvre pour reprendre le contrôle de la situation, les faits prouvent tout le contraire. Même les gangs dans leurs déclarations publiques reconnaissent qu’ils se substituent à des autorités inexistantes. Personne n’ose les démentir. D’ailleurs, il est un fait que les groupes armés gagnent la bataille de la communication à chaque nouveau conflit.





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