Sans surprise, le service de la dette demeure  encore le plus grand poste de dépenses dans le budget général de l’exercice 2021-2022, publié cette semaine dans Le Moniteur, le journal officiel de la République. Il est chiffré à plus de 33,39 milliards de gourdes (intérêt : 4,4 milliards de gourdes et amortissement 28,9 milliards de gourdes). Il dépasse de loin le montant de 27,6 milliards de gourdes alloué au ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui est l’institution ayant bénéficié de la plus grosse allocation budgétaire. Le service de la dette représente plus de quatre fois les crédits budgétaires alloués au ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) dont le budget est de 8,4 milliards de gourdes.    

Dans le budget rectificatif 2020-2021, le service de la dette chiffré à 29.19 milliards de gourdes, soit 15.1% de l’enveloppe globale, était déjà le plus grand poste de dépenses. La dette publique ne cesse de prendre des proportions. Il est ainsi dans le budget de l’exercice en cours : dette aux institutions financières créatrices de monnaies 2,05 milliards de gourdes ; autres institutions financières 10,2 milliards de gourdes ; autres créanciers internes 7,3 milliards de gourdes ; dette multilatérale 439, 09 millions de gourdes ; dette bilatérale 13,2 milliards de gourdes.