« Il y a de très grands prix littéraires à travers le monde, mais ce prix-là que je reçois ce soir à Port-de-Paix, compte pour moi comme si c’était le plus grand prix du monde. C’est un honneur pour moi d’avoir été choisi par l’Alliance culturelle haïtienne et c’est un bonheur pour moi d’être ce soir à Port-de-Paix, le chef lieu du département du Nord’ouest, département dans lequel je suis né.  Je suis heureux d’avoir autour de moi des notables de la ville de Port-de-Paix, la cité de Tertulien Guilbaud, de Cauvin Paul et bien d’autres écrivains », a déclaré Marc Exavier, à l’hôtel Caciquat, rue Notre Dame, dans le quartier de la Coupe. Heureux comme un poisson dans l’eau, le poète et nouvelliste a salué les notables de la ville qui ont fait le déplacement. Il a remercié les écoliers sages qui buvaient ses paroles et les écrivains et les aritstes qui ont créé une atmosphère de festin littéraire à cette soirée qui clôturait la troisième vente-signature de ce week-end  dans cette ville fondée en 1644 par les Espagnols qui la nommèrent Valparaiso, autrement dit, la Vallée de délices.

Après les ventes-signatures au collège Étienne Saintil du pasteur Jean-Claude Thervil (jeudi 23), au collège Les Saints innocents de père Avril Wilky (vendredi 24) et à l'hôtel Caciquat (samedi 25), Marc Exavier a choisi ce moment pour clamer tout haut ses rêves. « Je prends part à un mouvement qui s’appelle villes-livres. Tout mon désir tend vers la ville-livre. »