À Clercine ce 29 juin, il est 12 h 37. La journée ronge ses heures. Une cacophonie, mélangeant vrombissements et klaxons d'automobiles, agrémentée des voix des marchandes ambulantes, couvre le crépitement des armes. À quelques encablures de la base de la Brigade d’intervention motorisée (BIM), quelques policiers effectuent des vérifications de routine. À un jet de pierre, Lyonel Vivien dirige son atelier de cuir dénommé « Pobèf » comme pour faire référence à la peau de bœuf, matière première pour produire le cuir.
À l’intérieur, tout ou presque est étalé. Des chaussures, des sacs d’écoliers, des sacs de bureau, des sacs à main dessinés avec des vèvè, des sacs de voyage, des étuis, des panneaux de selles, des museaux, etc. Lyonel Vivien, le maitre des lieux, se donne quelques secondes pour pianoter sur son téléphone et clore une conversation avant de recevoir l’équipe du Nouvelliste. Et de raconter son histoire. Notamment celle du cuir extrait à partir de la peau de bœuf. « Je ne fais que transmettre un héritage familial. Je n’ai pas choisi ce métier. Cela fait partie de mon histoire. Ma famille dirigeait une tannerie à Martissant. On vendait du cuir à des commerçants », a-t-il confié.






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