La faiblesse de la justice haïtienne a atteint son point culminant avec la prise en otage du palais de justice de Port-au-Prince par des bandits. Vingt jours après, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, la Police nationale d’Haïti (PNH) et tous les organes de gouvernance du système judiciaire se croisent les bras et acceptent visiblement la défaite du pouvoir judiciaire.

Comme si la justice a cessé d’être un service public indispensable dans le pays, la prise en otage du palais de justice est traitée comme un fait divers par le gouvernement. Les cris d’alarme des responsables des associations de magistrats ne trouvent pas d’oreilles attentives. Le Premier ministre Ariel Henry parait indifférent au sort de la justice haïtienne. C’est ce même Ariel Henry qui se plaint de l’incapacité de la justice à faire la lumière sur le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse presque un an plus tard.