Le public a investi le Centre d'Art, ce mardi. Les mordus du théâtre et de l'art ont répondu en grand nombre à cette activité réalisée en amont de la 5e édition du Festival Nègès Mawon qui se déroule cette année autour du thème « Mon corps au sens propre et... défiguré ». Si l'occasion était de prendre part au vernissage Expo Miwa Fanm, l'envie était aussi et surtout d'écouter Tafa Ina Evenie Rose Saint-Louis, aka Tafa Mi-Soleil, dans un monologue sur le viol, selon un texte de Souade Labbize mis en scène par Gaëlle Bien-Aimé.
En plein air, dans la cour du Centre d'art, la comédienne a incarné une jeune femme enfouie dans ses souvenirs d'enfance. Elle avait neuf ans quand elle avait été violée par un adulte. Cette femme au cœur blessé crache sa colère. Pinceau en main, la jeune femme peint sa douleur et son déni. Elle se peint, le ventre, les seins… Elle essaie de faire renaître ce corps meurtri par un violeur. Un criminel qui lui a volé l'enfance. La comédienne remonte le passé de ce personnage qui porte le viol dans son corps et son âme.






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