Dans la cour du lycée national de Pétion-Ville, ce mercredi, des enseignants s'attroupent nerveusement. À cause de l’inflation galopante, ils refusent de percevoir, cette année encore, la prime brute de 37 000 gourdes incluse dans le contrat avec le MENFP. En pâtit dès lors la correction des feuilles d’examens des élèves du baccalauréat dans le département de l’Ouest. Les 119 correcteurs se solidarisent pour boycotter l’exercice si les négociations n’aboutissent pas. « Le MENFP ne peut pas nous imposer une prime brute de 37 000 gourdes. Il faut tenir compte de la situation actuelle, caractérisée par l’inflation. Certains correcteurs viennent de Carrefour, de Petit-Goâve pour prêter main-forte au ministère. Il faut des moyens de locomotion. Le prix du transport a pratiquement triplé », se plaint une enseignante correctrice en philosophie.
Une délégation de deux membres a été dépêchée par les autorités du ministère de l’Education nationale pour trouver une entente mais sans succès. D’après ladite enseignante, cette délégation refuse de négocier avec eux. « La somme de 60 000 gourdes demandée est négociable », concède l’enseignante, qui n’entend pas plier l'échine en acceptant 37 000 gourdes pour environ 10 jours de correction assidue.






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