631 policiers ont renforcé l’effectif de la PNH le 17 décembre 2021, jour de la collation de diplômes. Presque 9 mois plus tard, ils n’ont pas encore reçu leur paie selon le leader du SYNAPOHA, Lionel Lazarre, intervenant sous les ondes de Magik 9, le dimanche 24 juillet 2022. « Une semaine après leur graduation, ils ont investi les rues. Ils participent à des opérations, et à des contrôles de routine. Cependant ils n’ont pas encore été rémunérés », a dénoncé le syndicaliste, jugeant la situation insoutenable. « Ce n’est pas normal de maintenir des policiers dans de telles conditions. Que voulez-vous qu’ils fassent ? Mendier aux chauffeurs ? Rançonner les gens ? Ces policiers ont des enfants, ils ont des femmes, des sœurs, des frères », s’est indigné Lionel Lazarre, invitant le Haut état-major à prendre sa responsabilité.
Le blocage n’est pas du côté du MEF. « Il n’y a pas de problème pour ce qui est des salaires pour quel que soit l’employé, encore moins pour les policiers qui sont sollicités jour et nuit, risquant leur vie pour assurer la sécurité de la population haïtienne », a déclaré le le titulaire du MEF, intervenant à la matinale de Magik 9, lundi 25 juillet. « Lorsqu’une nouvelle promotion rentre, nous sommes saisis des dépenses auxquelles l’État aura à faire face. Au niveau du budget, il y a une programmation qui est faite pour prendre en compte les promotions qui rentrent et qui doivent sortir », a-t-il fait savoir. Le grand argentier de l’État renvoie la balle au pied de l’institution policière. « Les dispositions ont été prises au sein du ministère de l’Economie et des Finances. Il revient à la police nationale de remplir les formalités de manière à payer les agents » a recommandé Michel Patrick Boisvert, arguant que le ministère ne peut pas remplacer la police dans l’accomplissement de ses obligations.






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