Le Nouvelliste : Tous les ans, il en pleut des livres en Haïti. Livres en folie est un carrefour par où circulent une centaine de nouveaux livres chaque année. Mais ce qui manque cruellement dans nos médias ce sont les critiques littéraires. Or, n’est pas critique qui veut. C’est un métier. Une expertise. Est-ce dans le contexte d’une telle absence que le ministère de la Culture et de la Communication organise ce concours d’apprentis-critiques ?
Emmelie Prophète : Oui, c’est un maillon qui manque cruellement dans la chaîne. Ils sont très rares ceux qui produisent des critiques sur les livres. Il en sort beaucoup chaque année en Haïti, à l’occasion de Livres en folie particulièrement comme vous l’avez souligné dans la question, et c’est une vraie injustice que certains de ces livres passent inaperçus ; nous nous sommes dit au ministère de la Culture et de la Communication que l’été était le moment approprié pour les lecteurs et lectrices, âgés entre 17 et 25, de s’essayer à la critique, de produire des textes qui prolongent les livres et donnent envie aux autres de les lire aussi.






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