À quelques encablures de l'aéroport international Toussaint Louverture, à un cheveu de l'Office national de l'aviation civile (OFNAC), un vent de désespoir souffle sur la place Hugo Chávez. La souffrance de plus d'un millier d'habitants de Cité Soleil est indescriptible. Ils se sont réfugiés sur la place après avoir fui la guerre des gangs à Cité Soleil. La communauté grossit chaque jour en dépit des conditions infrahumaines dans lesquelles ces déplacés vivent. 

Il est 15 heures, ce mercredi 24 août. La place Hugo Chávez est bondée de déplacés. Chacun s'occupe de ses affaires. Des draps, des vêtements usagés s'étalent un peu partout comme dans un camp du temps de l'après-séisme de janvier 2010. Ces réfugiés ont un point commun : ils dorment tous sur des cartons à la belle étoile sur la Place Hugo Chavez.