C’est une Cadelouse à la voix cassée que l’on joint au téléphone ce samedi après-midi. De meilleures journées, elle en a sûrement connues. Après une prestation à Connecticut la veille, la chanteuse a pris la route pour Boston. Mais à côté de cette fatigue inhérente au métier qu’elle exerce, la jeune femme se retrouve au centre d’un « zen ». Sans doute le plus juteux de sa jeune carrière. Et il faut croire qu’elle n’était pas encore prête à faire face à ce niveau d’attention sur sa vie privée. « They’re very nasty. Gen de bagay ki di ki vrèman sal. Ki vrèman fè m mal », confie-t-elle, s’insurgeant contre la méchanceté de certains. Depuis quelques temps déjà, rumeurs et spéculations à son sujet font la une des réseaux sociaux. Mais on ne s’attarde pas trop sur ce point au début de nos échanges. On prend le temps de faire connaissance et de briser la glace.
S’ensuit une entrevue fleuve qui s’apparente à une candide conversation. L’artiste évoque les difficultés qu’elle a rencontrées au début de sa carrière. Ces gens qui ont travaillé sur ses projets et qui ne lui ont rien remis parce qu’elle n’avait pas voulu se plier à certaines de leurs demandes, les propositions indécentes qui lui ont été adressées. « Maestro Richie connaît les péripéties par lesquelles je suis passée. Il a vu le talent et a choisi de m’aider », dit-elle avant d’exprimer sa reconnaissance envers le groupe Klass qui lui a offert son podium et en particulier l’auto-proclamé « Superstar maker » qui l’a pris sous son aile et a cru en elle.






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