Les bagarres dans les stations-service se poursuivent. Le marché noir continue d’être alimenté en dépit des dispositions prises par la justice. Dans les rues, les gens étalent leurs produits pétroliers aux yeux de tous alors que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a invité les juges de paix à sévir contre les gens qui s’enrichissent à travers la spéculation illicite. Joint par téléphone ce lundi, le juge titulaire de la section sud de Port-au-Prince, Philippe Vincent, pointe du doigt l’État qui n’assume pas ses responsabilités. « Il faut prendre des mesures drastiques contre les propriétaires de station d’essence impliqués dans la spéculation illicite », a recommandé le juge titulaire du tribunal de Port-au-Prince, section sud.

« La vente de la gazoline sur le marché noir est un délit au regard de la loi. Des agents des forces de l’ordre accompagnés de juge de paix ont déjà procédé la semaine dernière à des interpellations. Nous avons déféré le dossier au parquet de Port-au-Prince pour le suivi nécessaire. Pendant qu’on applique la loi, les autorités doivent faire preuve de bonne volonté », a proposé le juge Vincent, qui confirme que des propriétaires de stations-service vendent le gaz dans des drums la nuit.