Certains laissent leur flamme et leur fougue s’éteindre face aux défis de l’immigration. Pas Martine Fidèle. Femme de lettres et amoureuse de la scène, Martine est de celles qui ne laissent pas le hasard décider de leur sort. Encore moins, le long et périlleux processus de l'expatriation. Introduite depuis son enfance au monde littéraire, la jeune dame garde jusqu'à présent la même passion pour les expressions artistiques auxquelles elle s'est vouée corps et âme. Non, elle ne s'est jamais séparée de l'art. A contrario, elle y a pris ses aises et poursui sa route au-delà des frontières. De Port-au-Prince à Paris, en passant par Francfort ou Bruxelles, pour atterrir à Montréal où elle a posé ses valises en 2018, Martine continue singulièrement sur sa lancée, récoltant çà et là des distinctions. Membre fondatrice de la Compagnie Théâtre Ami, elle entend aussi renouer avec la scène. D’ailleurs, ses talents d’actrice l’ont conduit sur le tournage de projets desquels vous aurez bientôt vent.

Poète, journaliste, écrivaine et comédienne, Martine Fidèle s’est autorisée à écrire et à côtoyer la scène à l'âge de 14 ans. Nombreux sont ses textes publiés pour le compte du journal Le Nouvelliste durant son passage entre 2012 et 2017. Rien qu’avec la compagnie Théâtre Ami, elle comptabilise plus d’une dizaine d'années à enflammer les planchers de la République d'Haïti. Les différents personnages qu’elle a joués sont tous d’un caractère à la fois sensible, imprévisible et explosif. L’on se souvient de l’amante d’un prêtre catholique, de la Miss Anamax, de l’infirmière aux urgences ou encore la tante à l’enterrement, sans compter les livres et recueil de poèmes qu’elle réussit parallèlement à produire. De ses œuvres, l’on peut citer : « Double Corps », paru chez C3 Éditions en 2015 ; « L’homme au sexe de fer », publié en 2011 ou encore les récits de « Ecorchées vivantes », parus sous sa direction en 2017. Puis elle s’en alla !