La FBH a rejeté par correspondance l’invitation de l’exécutif qui prévoyait de rencontrer ce vendredi 30 septembre les membres de la basoche pour des échanges relatifs à la réouverture des tribunaux prévue pour ce lundi 3 octobre. Carl-Henry Volméus qualifie la démarche du premier ministre de dissimulatrice. « Leur tentative de nous rencontrer est un simulacre. Cela leur aurait permis de remplir leur cahier et d’affirmer qu’ils se sont entretenus avec tel ou tel secteur », a jugé Me Volméus, estimant que les autorités judiciaires et exécutifs font fi du dysfonctionnement du système judiciaire. 

Le vice-président de la FBH a évoqué certains faits pour soutenir son affirmation. « A Saint-Marc par exemple, la juridiction où je suis rattaché, l’actuel commissaire du gouvernement, Moïse Deristin, avait retenu en sa possession durant son premier passage à la tête du parquet plus de 5 armes qui constituaient des pièces à conviction. Le commissaire Estimé Grand-Pierre, qui lui avait substitué, lui a demandé de rendre les armes qu’il détenait et qui sont attachées à plusieurs dossiers. Il n’avait pas répondu. Quand il a repris la tête du parquet de Saint-Marc, il n'en a remis que deux, ce que le juge de paix avait constaté », a rapporté Me Volméus.