22 heures. L’embouteillage sur l’avenue Panaméricaine, à Pétion-Ville, rappelle ces jours où les fêtes de fin d’année mettaient les party people sur leur pied de guerre afin de festoyer jusqu’au petit jour. Pour une première fois depuis des lustres, une file de voitures stagne sur la route qui conduit à l’hôtel El Rancho. Ce qui contraint certains à garer leurs voitures, à quelques kilomètres de l'adresse de l’évènement, dans un de ces parkings improvisés au bord de la route, avant de continuer la route à pied.

Une fois à l’intérieur, circuler sur la cour de l’hôtel n’est pas un exercice facile. Pour ceux qui souhaitent se positionner aux premiers rangs, il faut un vrai exploit physique. Pour arriver devant le stage, il faut jouer des coudes, accepter de se faire presser, piétiner, bousculer à chaque pas, à chaque mètre gagné. Veiller sur son sac et son téléphone est nécessaire. Rempli comme un œuf, El Rancho attend que la fête commence en dansant sur les mix de DJ Spinol. Tout le monde est heureux d'être là, content d'avoir bravé la peur.