Le responsable du parti politique Unir boude l’accord du 11 décembre. « Nous avons été contacté. Nous étions à l’origine de plusieurs discussions ayant précédé la signature de l'accord durant 3 à 4 mois. Cependant, nous nous sommes réservés de le signer parce qu’il y a des points de désaccord. Nous avons souhaité qu'il y ait un large consensus, mais nous nous sommes rendus compte que l'accord a été changé au dernier moment sans en avertir des acteurs qui ont pris part à la discussion dont Unir. Aussi, le Haut conseil de transition n’a pas le pouvoir qu’il devait avoir, à partir de ce moment nous avons décidé de ne pas signer. Nous ne l’avons pas signé afin d’exiger un consensus plus large pour que la solution de la crise soit durable. L’accord doit être trouvé entre des acteurs qui ont des différends, pas entre amis. C’est ce qui est un accord en réalité parce que lorsqu’on signe un accord avec une personne c’est parce qu’il y a des différends. Un accord est un agrément entre des personnes ayant des différends mais celui du 21 décembre a été fait dans l’empressement. « Siyatiti gaye tribòpabò », mais finalement les vrais acteurs de la crise sont restés en dehors », a-t-il analysé durant sa participation à la matinale le 14 janvier.
Le premier ministre Ariel Henry fait faux bon aux acteurs. « Il a des travaux qui ont été faits entre plusieurs secteurs, partis politiques, groupes politiques et regroupement politiques parmi lesquels nous avons eu plusieurs séances de travail avec Montana représenté par Fritz Jean, le président élu de cet accord, pour que nous puissions harmoniser notre position sur la sortie de crise à travers deux éléments fondamentaux. Nous sommes mis d’accord pour que M. Ariel Henry reste à son poste de premier ministre, bien que tout le monde n’était pas d’accord. Et deuxièmement nous avons jugé bon de rééquilibrer le pouvoir exécutif avec une autre tête, le HCT. Les acteurs voulaient que le HCT ait de vraies attributions présidentielles pour qu’il ne soit pas une fausse fenêtre, il devait équilibrer le pouvoir pour ne pas laisser au premier ministre le choix de prendre toutes les décisions, pour garantir une sortie de crise durable. Il y a un élément de désaccord que nous avons exprimé par la non-signature de l’accord du 21 décembre ; c’est que durant toutes ses discussions pendant 4 mois avec les équipes de facilitateurs, il était question qu’il y ait un HCT composé de cinq membres », s’est-il remémoré. « Le 19 décembre ou le 20 ils nous ont appelé dans la soirée, les équipes faisant partie du groupe compromis politique dont Unir et ils nous ont dit par une simple note WhatsApp d’envoyer trois personnes pour signer l’accord. Nous nous sommes demandé quel accord ? Où est le document de cet accord ? alors que deux semaines auparavant nous avons rencontré le premier ministre avec qui nous avons discuté de reformulation de certains points, évoqué des points à améliorer dans le document, finalement lorsqu’on a vu le document qu’on a présenté à la signature nous avons vu que ce n’était pas le document sur lequel nous avons discuté », s’est attristé M. Renois.






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