Qu’on se le dise, ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une Bertrhrude Albert. Cofondatrice de l’organisation à but non lucratif Projects for Haiti (P4H), la brillante professeure d’université affiche sur son curriculum vitae une licence en langue anglaise, un master en Latin American Studies et un doctorat en Agricultural education and communication effectué en 2016. Et alors que le pays s’enlise dans une crise sans précédent qui fait douter même le plus parfait des optimistes, elle ne jure que par et pour un avenir meilleur pour Haïti. Pour elle, ce peuple qui a fait 1804 ne peut pas mourir.

« Nos ancêtres ont réalisé la Révolution haïtienne en abolissant l'esclavage pour toujours. Aujourd'hui, nous participons à une autre révolution. Cette fois, nous ne nous battons pas pour briser les chaînes qui lient nos mains et nos pieds, mais plutôt les chaînes qui lient nos esprits et nous empêchent de nous développer. À la fin de notre combat, comme nos ancêtres, nous serons victorieux, non pas avec des fusils et des machettes à la main, mais plutôt avec des livres et des stylos », déclarait-elle fièrement en recevant sa distinction en octobre dernier.