« Chaque fois que la Banque de la République d’Haïti (BRH) finance l’État haïtien, elle perd de l’argent », a soutenu Pierre-Marie Boisson, participant récemment à l’émission intitulée  « Le grand rendez-vous économique », animée par l’économiste Kesner Pharel sur les ondes de radio Métropole. Au dire du président de la Sogesol, le taux d’intérêt payé par l’Etat sur la dette publique interne est de 1.5% malgré une poussée inflationniste à plus de 30%. « Pourtant, la BRH prend cet argent chez les banques commerciales qu’elle va payer à un taux d’intérêt de 10.5%. C’est le taux marginal de paiement. C’est donc cet argent que l’État haïtien paie à un taux d’intérêt de 1.5% », a-t-il poursuivi.

Quand la BRH ne frappe pas à la porte des banques, elle puise dans les réserves obligatoires en gourdes. La banque centrale opte plus souvent pour cette possibilité. C’est plus avantageux pour la banque des banques.  « Il faut savoir que les crédits accordés à l’État sont financés massivement par les réserves obligatoires en gourdes et les bons BRH. Lorsqu’ils sont tirés des réserves obligatoires en gourdes, ils ne génèrent pas d’intérêts », a precisé M. Boisson.