Haïti poursuit lentement sa descente aux enfers. Les Haïtiens expérimentent des évènements les uns les plus traumatisants que les autres. L'assassinat en série de policiers est devenu un fait divers. Depuis le début de l'année, plus d'une dizaine de policiers ont été tués, dont six à Liancourt à la fin du mois de janvier. Le Premier ministre Ariel Henry avait demandé un rapport en urgence du haut commandement de la PNH sur les événements de Liancourt. Deux semaines après, on ignore si des suites ont été données à sa demande.

Depuis l'assassinat des policiers à Liancourt, la police dans les principales villes du département de l'Artibonite dépose les armes. Les bandits ont le champ libre pour tuer, kidnapper et violer comme bon leur semble. Une chance que les bandits saisissent sans se faire prier. Cela ne paraît pas être une préoccupation pour le gouvernement. Peut-être qu'il travaille en silence pour convaincre les policiers à reprendre service. Dans un cas où dans un autre, il est un fait que la sécurité n'est pas une urgence dans le département ni ailleurs. L'arrêt de travail des policiers est considéré comme un événement comme les autres. Sekirite ka tann.