A Port-au-Prince, c’est le ballet diplomatique improductif pour résoudre la crise, les conquêtes quotidiennes de territoires par les gangs, les positionnements politiques, ce petit jeu d’échec du pire qui défraye la chronique alors que prend forme une déforestation ordonnée, via des « incendies criminels » dans des parcs, des « aires protégées »  dont les conséquences, sans compter les effets du réchauffement climatique, menacent la survie même des populations dans tout le pays.

« Ces 15 derniers jours, des  incendies d’origine criminelle ont été provoqués dans plus de 8 points de l’unité 1 de Forêt-des-pins, une aire protégée. Et au moment où je vous parle, les agents de surveillance environnementale, appuyés par des membres de la population, sont à pied d’œuvre sur deux autres départs de feu, à Nan Panchon, sur la route de Thiotte et Boukan Bosal », a confié à Le Nouvelliste le directeur de l'Agence nationale des aires protégées (ANAP), Jeantel Joseph, jeudi 2 mars 2023.