Haïti a franchi de nouveaux pas dans le chaos cette semaine. Des institutions scolaires situées au cœur de la capitale non loin du palais national, du ministère de la Justice, d’importants commissariats de police sont obligées de fermer leurs portes sous la menace des gangs. Des quartiers qui étaient jusqu’ici épargnés de la terreur sont maintenant atteints du virus de la violence. Les images d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant la terreur des gangs continuent de faire le tour du monde. Les organismes de défense des droits humains continuent de faire le décompte des personnes tuées, blessées, violées ou kidnappées. Pour résumer la situation, l’étau se resserre davantage sur la population laissée à la merci des bandits qui désapprouvent quotidiennement les autorités haïtiennes.
Des autorités qui vivent sans l’ombre d’un doute en dehors de la réalité. Pour être convaincus, regardons les événements auxquels elles ont pris part cette semaine. Les notes et communiqués qu’elles ont publiés sur la crise. Les décisions par rapport à la crise qu’elles ont prises. Aucun aveu public d’impuissance n’a été fait cette semaine alors que la situation dégénère. La population est plongée dans le désespoir. Même les plus optimistes perdent espoir. Les appels à l’action se multiplient, mais le gouvernement ne donne pas signe de vie.





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