Haïti s’enlise davantage dans la crise sécuritaire. Et ses pays « amis », impassiblement, regardent Haïti sombrer. Si le Canada met fin au suspense, les Etats-Unis multiplient les belles promesses sans apporter de soutien concret dans la lutte contre les bandes armées. L’économiste Camille Chalmers pense qu’il faudrait commencer par ne plus les appeler « pays amis ».

« Leur comportement ne témoigne pas d'une quelconque amitié envers le peuple haïtien », a fustigé le professeur, croyant qu’il faut commencer à s’affranchir du monopole de ces puissances et commencer à tisser de plus solides relations avec d’autres pays de la planète. « le monopole absolu que les Etats-Unis détiennent sur le jeu politique haïtien est un monopole qui n’est pas du tout dans le sens de l’intérêt national. Il faut casser ce monopole, élargir l'éventail diplomatique que nous avons avec les autres puissances. Il faut un nouveau déploiement de relations avec d’autres pays, notamment avec ceux de l’Afrique, les pays des Caraïbes et de l’Amérique », conseille Camille Chalmers.