La communauté internationale, toute hétérogène qu’elle soit, est d’accord sur une chose : Haïti est en plein chaos. Le gouvernement avoue son impuissance appelle à l’aide. Il a écrit aux Nations unies en octobre 2022 pour solliciter un soutien militaire en vue d'aider la police à mater les gangs. Depuis, le Premier ministre Ariel Henry et son ministre des Affaires étrangères, Jean Victor Généus, ne ratent une occasion pour renouveler la demande du gouvernement haïtien.

Les Nations unies s’alignent sur la position des autorités haïtiennes. On ne compte plus les rapports de l’ONU présentant les exactions des bandits contre la population haïtienne. Les missions onusiennes sur le terrain depuis l’aggravation de la crise sont multiples. Des rapports et missions qui restent jusqu’ici sans effets. À date, aux côtés de l’ONU, seuls le Salvador et la Jamaïque ont répondu favorablement à l’appel de détresse du gouvernement haïtien. Deux pays qui n’ont que leur bonne volonté.