« Plus le monde évolue, plus la question d’identification devient complexe », soutient le directeur général de l’ONI. Il est d’autant plus difficile dans les pays pauvres d’identifier les citoyens. Tandis que c’est la base de toute politique publique de n’importe quel gouvernement, l’État peine à matérialiser cet objectif pourtant pas trop difficile à atteindre. La date de naissance d'un individu, sa résidence, la potentialité de la zone de résidence des gens devraient constituer des éléments importants dans les grandes décisions de l’État.
Mais comment développer des services et offrir des produits financiers à la population si l’on ne peut pas l’identifier ? L’identification, laisse croire Reynold Guerrier, est le premier pas vers l’inclusion financière. C’est une obligation légale pour l’État, consacrée par le décret du 1er décembre 1987. Mais, stipule le directeur général de l’ONI, il a fallu près de deux décennies plus tard, soit en 2005, pour arriver à la création de l’Officie national d’identification à travers le décret du 1er juin 2005. Par le bais de l’Office national d’identification, l’État se donne enfin les moyens d'identifier une partie de la population.



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