Depuis l’interminable crise qui s'est installée en Haïti, après l’assassinat du président Jovenel Moïse, les gens se terrent chez eux et attendent le pire. Le monde du spectacle, déjà moribond, s’est enlisé dans un coma profond et encore plus profond.
À Port-au-Prince, seuls les braves prennent le risque de se détendre à un moment où l’offre culturelle est frappée de paralysie. À côté d’une misère sale, l’impossibilité de vivre dans une république est devenue la norme. On eut dit que tout est mis en place pour que la vie ne soit pas possible dans un pays où les gens aiment rire, se rire d’eux-mêmes, danser, faire la fête malgré les tourments, malgré les calamités qu’ils endurent.





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