Le temps passe. En ce début 2024, il devient évident que l’absence d’un accord politique l’an passé pour paver la voie à des élections résulte d’un choix des forces politiques en présence. Les motivations pour jouer la montre sont différentes. L’alliance au pouvoir profite de ses jours, espère le déploiement rapide de la mission de soutien à la sécurité.

Le Premier ministre Ariel Henry, chef du conseil supérieur d’une police nationale faible, attend l’arrivée du MSS en qui il voit un stabilisateur, un balancier, une garantie qu’il aura la force en attendant les moyens politiques pour organiser des élections. « Aujourd’hui, nous nous approchons encore plus de l’arrivée de la force de soutien en matière de sécurité pour faire face (kwape) aux bandits et à tous les groupes impliqués dans des activités illégales, la contrebande, le trafic d’armes et de munitions, le trafic de drogue », avait-il indiqué dans son discours du 1 janvier 2024.