« La journée internationale du théâtre devrait être une journée de grande réflexion sur le théâtre, sur la production théâtrale tant sur le plan de la production du livre que celui de la représentation théâtrale. Il faudrait de grande réflexion à ce niveau, avec les différents opérateurs et artistes qui sont dans le secteur et voir comment déboucher sur un théâtre en Haïti qui soit dynamique. Avec le théâtre, on peu faire plein de choses. Si l'on prend déjà le théâtre et en faire un engagement profond pour aider la population à mieux comprendre la société dans laquelle elle vit et à vouloir changer cette société, le théâtre peut le faire. Il y a des courants de théâtre qui sont justement ancrés dans cette dynamique. Nous pouvons, à partir du théâtre, aider la population; c'est comme le théâtre et engagement citoyen : aider les gens à devenir de bons citoyens pour cette société d'aujourd'hui et de demain», a confié le directeur et fondateur de la Compagnie Comédie Sans Frontières d'Haïti, Georges Béleck.

À en croire Georges Béleck, cette célébration invite aussi à réfléchir sur un ensemble de problèmes auquels confronte la pratique du théâtre en Haïti  « Aujourd'hui le pays fait face à un ensemble de difficultés tant sur le plan social que politique. Cette journée croise le pays à un carrefour difficile. Il y a certes des efforts qui se font; mais du point de vue structurel, le théâtre peine à se faire apprécier du grand public. Si le théâtre existe, c'est à travers les troupes théâtrales, le théâtre national, l'ENARTS, l'Institut français, la Fokal qui ont de grand mérite. Mais, du point de vue structurel, il reste beaucoup de choses à faire », a fait remarquer le directeur de communication de l'École nationale des arts ( ENARTS).