Beaucoup de comédiens et de créateurs fuient le quotidien haïtien où la mort fait son théâtre.
Privés d'espaces culturels, de moyens économiques et de liberté d'expression, ils doivent trouver des moyens créatifs de maintenir leur art en vie... pas ici, mais ailleurs, malgré eux…
Heureusement, un nombre considérable de travailleurs de la scène résistent encore. Je constate chaque année les péripéties du Festival de théâtre Quatre Chemins pour maintenir une programmation à l’intention du public, toujours assoiffé. Le Festival En Lisant est confronté chaque année aux mêmes problèmes. C’est toujours dans une lutte profonde avec la mort que les artistes tentent encore et encore d’exposer leurs corps. Parfois quand l’enjeu politique se complique, leur élan créatif se traduit par des performances secrètes dans des lieux limités et clandestins, où les risques sont élevés mais où la passion pour le théâtre dépasse la peur de la répression.






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