Alors qu’Haïti fait face à des défis majeurs en matière socio-politico-économique, l’environnement se mêle aussi de la partie. Ce début du mois de mai est particulièrement meurtrier pour les populations vivant dans les zones à risque. Ce tragique incident vient nous rappeler une fois de trop qu’une bonne partie de la population haïtienne est logée dans des zones inondables, dans les parages des ravins, des rivières… Avec des mairies qui ne contrôlent plus rien ou presque, un pouvoir central empêtré dans une crise sans nom, l’environnement est donc relégué au second rang des priorités de la République. Les victimes des pluies diluviennes de la fin du mois d’avril et du début du mois de mai ne sont pas au bout de leurs peines.
Le lourd bilan – humain et matériel – provoqué par les dernières averses dans le grand Nord n’étonne personne, tant le pays est allergique à la pluie. Notre vulnérabilité en matière environnementale transforme chaque goutte de pluie en catastrophe. Ce triste constat ne date pas d’aujourd’hui. Les autorités d’hier comme celles d’hier ne font qu’admirer ce spectacle désolant comme s’il n’est pas de leur responsabilité de stopper l’hémorragie. Au contraire, les constructions anarchiques continuent de pousser comme des champignons. La coupe anarchique des arbres reste un sport national. La gestion des déchets est loin d’être une priorité. L’état d’insalubrité de nos rues le prouve. Si au cours des dernières années les autorités ont eu la bonne idée de déclarer certaines zones aires protégées, le reste ne suit pas ou, du moins, pas encore.





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