Partout dans les pays développés et même dans beaucoup de  pays en développement, il existe une valeur statistique d’une vie humaine officielle connue des chercheurs, décideurs publics, compagnies d’assurance, voire du grand public. Par définition, la valeur statistique d'une vie humaine (Value of a Statistical Life (VSL) en anglais) est la somme d'argent qu'un pays est prêt à payer pour réduire l'exposition au risque de chacun de ses citoyens. Il s’agit, en fait, de l'effort monétaire fourni pour réduire la probabilité de décès d’un citoyen. En 2020, une vie humaine au Canada valait statistiquement entre 6 et 10 millions de dollars canadiens. Aux États-Unis, elle oscillait entre 7 et 10 millions de dollars américains à la même année. Selon la littérature plus récente, en tenant compte notamment de la montée de l’inflation, les estimations de VSL se situent entre 6.7 et 13.8 millions de dollars aux États-Unis et entre 6.7 et 11.1 millions de dollars au Canada, pour une valeur moyenne de 9 millions.

L'un des recensements les plus complets des études portant sur la valeur d'une vie humaine sauvée a été réalisé par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2012. Il couvre environ 1 000 études académiques sur le sujet, selon le type de risque (transports, santé, environnement…) et la méthode utilisée. Deux méthodes sont généralement utilisées : 1) l’analyse contingente dans laquelle l’on demande à l'interviewé la somme d'argent qu'il est prêt à payer pour une réduction de son risque de décès au cours de la prochaine année; 2) l'analyse conjointe où l’on demande à l'interviewé son choix entre deux situations qui lui sont proposées et qui diffèrent par le risque et par la somme d'argent qu'il doit consacrer. Ledit recensement avait abouti à une valeur statistique d'une vie humaine d’une moyenne de 3 millions d’euros pour l'ensemble de l'OCDE.