Au camp du lycée Marie Jeanne, première rue Lavaud, Bois Verna, un groupe d’enfants travaille sous la supervision de quatre psychologues et de deux travailleurs sociaux. L’ambiance est chaleureuse, le jeudi 23 mai 2024. Quand nous sommes arrivés, un groupe d’adolescents allait juste partir. L’une des psychologues, Valérie Milien, qui encadre cette activité de la Fondation Sérovie supportée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), retient la cohorte pour mieux nous permettre d’apprécier les activités de créativité et de récréation de Sérovie, une organisation au service de la communauté depuis plus de vingt ans.

« Pour mieux travailler avec ces enfants, nous utilisons la médiation artistique. Ils n’arrivent pas à verbaliser comme les adultes pour exprimer ce qu’ils ressentent. Pour faire ressortir leurs émotions, ce qu’ils ont éprouvé au cours de ces situations qui les ont conduits à quitter leur maison, nous utilisons la médiation artistique à travers la peinture, le dessin, l’animation », déclare la jeune psychologue dans une atmosphère pleine d’entrain où les rires fusent et quelques pas de danse s’accompagnent de battements de mains.