Le Nouvelliste ( LN ) : Vous êtes journaliste, critique d'art, critique littéraire, essayiste et surtout humain. Si vous deviez vous présenter, que nous diriez-vous ?

Carl Pierrecq ( CP ) : Je me définirais du lieu de mon apport et de mon rapport à la culture. Je ferais une petite fixation sur mes dix ans de collaboration avec la presse haïtienne où j’ai accompagné sérieusement de nombreux artistes, notamment ceux de la nouvelle génération. J’ai porté énergiquement certains artistes de Noailles, de la grand-rue ou du Centre d’Art, mais aussi d’autres figures qui ont évolué hors des foyers connus et visibles de l’art  haïtien. J'étais un rat des galeries (Ateliers Jérôme, Festival  Arts,  Nader, Marassa, Monnin, Flamboyant, Expressions, Collectif 509). J’ai même essayé une fois de réveiller la galerie El-Saieh de son sommeil. Les galeries et d’autres espaces d’exposition haïtienne comme La Maison Dufort sont des lieux auxquels je suis resté fidèle.