« Depuis plusieurs années, les gangs contrôlent 80% de la zone métropolitaine. Nos enfants ne peuvent pas aller à l’école en paix. Presque la moitié de notre population est en insécurité alimentaire. 500 000 personnes sont déplacées. J’ai regardé la carte d’une partie de la ville. Désastreuse. J’ai hérité d’institutions étatiques qui sont excessivement fragilisées. Nos cadres sont démoralisés. Il y a des ministères qui n’ont même pas de local pour se réunir. Mais au milieu de tout ça, les groupes politiques ont pu trouver un accord. Ce sont des gens qui ont passé des années à lutter. Ils n’ont pas la même vision ; pas la même idéologie. Ils se sont réunis et se sont dits, le moment est grave. Nous devons nous entendre, construire une structure pour gouverner le pays et le sortir de là », a déclaré le Premier ministre, le Dr Garry Conille, à l’ouverture du forum national devant un parterre de représentants de la communauté internationale et des organisations de la société civile essaimées dans les dix départements géographiques du pays.
Dans le contexte ou des parties prenantes haïtiennes ont signé, le 3 avril 2024, un nouvel accord politique dénommé Accord politique pour une transition pacifique et ordonnée, le Dr Conille a rappelé que plusieurs organisations ont supporté le processus qui a donné les neuf membres du Conseil présidentiel. « Ils se sont entendus sur un Premier ministre qui n’est pas l’un d’entre eux. En moins de 7 jours, le Conseil présidentiel, de concert avec le Premier ministre, arrive à former un gouvernement. Pour beaucoup de pays ce n’est pas grand-chose, mais pour Haïti c’est beaucoup », a-t-il noté tout en décelant dans cette preuve de volonté et de compréhension un peu d’espoir sur la vie.






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