En général, on fait un « mea culpa » pour reconnaître ses torts et prendre conscience de ses erreurs. Cet article se veut une invitation à tous les secteurs de la vie nationale à faire un « mea culpa ». C’est le cri du cœur d’un éducateur préoccupé par la situation de la jeunesse de son pays, faisant appel à ses concitoyens et ses concitoyennes pour une auto-évaluation en tant qu’État-nation, dans la perspective d’une justice réparatrice envers notre jeunesse délaissée, notre environnement malmené et envers notre société dans son ensemble. Nous devons humblement admettre que nous refusons de partir des crises sociopolitiques récurrentes qui ébranlent nos systèmes de fonctionnement pour faire des innovations en vue de l'avancement de notre beau pays.

L’une des graves conséquences des crises récurrentes que nous connaissons est la privation à notre jeunesse d’une éducation appropriée et des possibilités de loisirs sains. Ces crises interminables ont, entre autres, pour effets palpables : division entre les différents groupes sociaux, expansion des groupes criminels terrorisant la population, institutions étatiques déliquescentes et une situation humanitaire alarmante. Aucun citoyen, aucune citoyenne ne peut rester indifférent / indifférente face à ce drame qui se joue sous nos yeux. D’où l’idée d’inviter en toute humilité les responsables politiques, la société civile, les indécis et indécises qui ne s’engagent pas, les élites, les compatriotes de la diaspora et toute personne de bonne volonté à un « mea culpa » devant conduire à une prise de conscience collective de la gravité de notre situation comme peuple qui ne peut plus durer.