Après avoir relaté un tas d'histoires dans le premier volume, Irsa Vieux nous invite à embarquer à nouveau dans le train de la narration pour découvrir de nouveaux faits, de nouveaux événements, des réalités de notre société. Un peuple qui ne connait pas son passé est condamné à répéter la phrase “ l'histoire est un perpétuel recommencement”, revivre les mêmes expériences, commettre les mêmes erreurs. Or, les mœurs évoluent, les temps changent. En fine observatrice, Irsa Vieux a posé son regard scrutateur sur nos classes/couches sociales dans leur quotidien, a inscrit des notes sur son calepin, afin de produire ce chef-d'œuvre littéraire, d'une grande portée sociologique et historique. Quoiqu’elle ait pris le soin de faire remarquer qu’il s’agit d’une fiction, que les personnages sont le fruit de l’imagination, ses contemporains ne manqueront pas de faire le lien entre les événements décrits dans ce roman-fiction et des faits qui se sont produits effectivement.
Dans le deuxième volume de son roman Baptême de feu, la fille d’Isnard Vieux, en collaboration avec Margaret Papillon, met en lumière les mœurs, les pratiques, les états d’âme, la malice populaire qui travestit les faits de bouche à oreille (radyo dyòl), les racontars, les “zen” des diverses couches sociales, notamment celles de la capitale. Les principales scènes se déroulent dans un milieu plus ou moins huppé, dont le nom évoque, en effet, un quartier chic: Beauvillier. L’un des personnages principaux- Maximilien de Beauvillier-est issu d’une famille noble qui donne son nom audit lieu, les “de Beauvillier”. D’autres noms et prénoms laissent entendre qu’il est question de gens de la haute société, tels ceux d’Élizabeth Deville, de Max Dunpaloup, de Lariboisière! Certes, véritable mixture sociale, d’autres noms permettent de deviner leurs origines sociales, qui les trahissent d’ailleurs: Ti Cia, Druzilla, Charité, Papa Piè (rien à voir avec l’artiste du célèbre feuilleton haïtien des années 80: “Lavi nan bouk la”). Il convient toutefois de signaler que certaines personnalités d’une certaine époque sont mentionnées dans le roman; par exemple Gérard et Maurice Laroche (p.23).






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.