Il fait partie de ces comédiens qui ont su se créer une place au soleil sur la toile en inventant tout seul leur propre univers. Dans ses vidéos likées par des milliers de personnes, il joue des personnages comme « Madan Silvius », « Frè Jinyò », « Ti jèn fi » ou encore « L’influenceuse ». Le weekend écoulé, il a fait le saut des petits écrans à la scène du restaurant « Le Spot Café » à Long Island. En effet, Bony Joseph dit Tyo pour les milliers de fans qui le suivent religieusement sur les réseaux sociaux était de passage à New York le dimanche 25 août 2024. Il avait promis un après-midi rempli de fous rires et a respecté ses mots. Les dizaines de personnes réunies afin d’assister à son tout premier spectacle à New York, ne sont pas reparties déçus. Leur quête de bonne humeur et de fou rire s’est soldée par un après-midi agrémenté d’humour, de dérision et de saugrenu. Fort de la popularité de ces personnages, l’homme derrière « Tripotay Katye », a offert un beau moment à ses fans.

Il ne s’agissait pas d’une tournée englobant de nombreuses villes et dates mais plutôt d’une première rencontre intime avec les fans de la Big Apple. C’est de cette manière que le danseur devenu comédien décrivait son passage à New York. Il savait déjà que l’épuisement l’attendait.  « Un week-end de bonne fatigue m’attend. J’arrive à New-York du Sud-Est de la France. Je dois me rendre à Paris avant de m’envoler vers les Etats-Unis. Et je me mets de bon gré à la tâche », avait alors indiqué celui qui a longtemps travaillé à la Fondation pour la santé reproductrice et l’éducation familiale (FOSREF). Vous l’auriez compris, Tyo ne vit pas essentiellement de la comédie. « Je ne me plains pas des rentrées, mais je continue avec mon autre passion », continue-t-il en spécifiant allouer du temps à la danse.
Bony Joseph avance qu’il est partisan du théâtre utile, il indique que sa mission à travers les différents personnages qu’il incarne dans les vidéos, est de sensibiliser à travers le rire. Il affirme également que ces stretchs sont inspirés de scènes de vie réelle : « M t anba bouch lè m timoun, d’où la dénomination Tripotay katye a. Mes parents et les adultes de mon entourage me couraient souvent après et essayaient au maximum de préserver mon enfance et mon innocence. Nous avons perdu ça […] nous avons perdu tellement de valeur. J’avoue cependant avoir mis à profit ce sens de l’observation », indique-t-il.