On ne parle pas beaucoup de lui dans la presse haïtienne. On ne cite pas assez son livre à la radio et dans d'autres espaces culturels. Dans les librairies, ses ouvrages sont rares. Pourtant, il est l'une des grandes voix de la littérature d'expression créole en Haïti. On parlera peut-être de lui quand il ne sera plus de ce monde. Heureusement, il sera toujours là. Écrire, c’est s’enraciner dans le monde, dans la terre. Dans les voix, les cœurs. Écrire, c’est se disperser dans le vent. C’est faire don de sa vie à l’invisible, aux mystères et à l’éternité.

Il y a des écrivains comme ça ! Ceux qui deviennent célèbres après leur disparition. On connaît l’histoire d’Anne Frank, Raymond Radiguet… Jean Dorcély  Dédé est un immortel de chez nous. Le monde entier lira son œuvre et sa littérature. C’est un grand passeur. Il met sa lumière, son regard, sa folie au service de sa communauté. Poète pour une bonne cause. Poète, peintre, romancier, acteur… on se demande ce qu'il n'est pas. Il est tout. Il est ce romancier qui parle d’amour et de la condition humaine. Il est ce poète qui aime capturer les mots pour faire battre les cœurs. Il est ce poète qui ne peut vivre sans le souffle des mots, sans la rumeur du monde dans un poème. C’est un écrivain de chez nous et du monde. Un écrivain de la mer et du vent. Un écrivain du regard. La peinture, parce qu’il faut dire le monde et sa vie intérieure avec les couleurs.