Il est né à Jérémie, une ville où la poésie est une prière et une parole libre et secrète. On dit souvent qu'il est la cité des poètes, nous dirons plutôt qu'elle est une terre de poésie. On respire le souffle des mots et tout est poème; le chant du coq au petit matin, la mer, le parfum des arbres, la pluie, le paysage de la ville. On connaît le chant de Philoctète, le poète de ces îles qui marchent. La douceur de Syto Cavé et son rythme infini. On connaît Hamilton Garoute qui porte dans ses vers "la force d'un espoir". Dans ces villes chaque visage est un poème. Jérémie, la poésie est une manière de vivre et d'habiter le monde. La poésie est un geste du cœur, un geste d'homme et de femme.

Jean-Robert Léonidas n'est pas poète parce qu'il est né et a grandi dans une ville où tout est poème. Il est poète parce qu'il aime "le rythme du vent qui se déhanche". Il est poète parce qu'il veut dire l'imparfait de ces phrases, mais aussi le chant intérieur de son être. Il est poète pour la mer d'Anse d'Azur. Ce qu'on aime dans sa poésie, c'est la sensibilité, l'émotion et puis l'urgence qu'il y a de dire à voix haute son enfance, sa nostalgie, sa passion, ses rencontres.