Le monde des dieux et des vivants se croisent dans « Bawon Samedi», le porte-drapeau de Myrlande Constant. Du 8 octobre 2024 au 16 février 2025, au musée du quai Branly – Jacques Chirac, elle met le public sur les pas de Bawon Samedi et de grann Brijit. Cette bannière fait de textile, de fibres synthétiques, composée de perles de verre, de plastique et de satin (150 x 125 cm) est une invitation au voyage en Haïti, le pays où les morts ressuscitent ; le pays où l’obsession des revenants c’est de revenir pour hanter les nuits des vivants.
Tout se passe dans un cimetière dans l’œuvre de Constant. C’est un monde observable pour le journaliste qui couvre tous les ans la fête des guédés chaque 2 novembre au grand cimetière de Port-au-Prince. Tout est là. Bawon, le gardien du monde des morts, grann Brijit, sa femme et toute une cohorte de guédés viennent dialoguer dans l’espace où se dessinent les frontières du visible et de l’invisible. Tout est dans l’imaginaire qui explose dans un lieu où la parole est débridée. Enfants et oreilles chastes s’abstenir. Les guédés qui parlent avec un accent nasillard ne font pas économie de propos obscènes.






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