Tout a commencé à Limonade avec les femmes cultivatrices qui se joignaient au ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), au Programme alimentaire mondial (PAM), l’organisation Sonje Ayiti et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) pour mettre en terre les premières boutures de manioc au cours du lancement de l’Année du manioc et de la célébration de la Journée mondiale de la femme rurale, 15 octobre 2024. Au cours de cette journée, grâce à un buffet très bien garni, l’assistance a pu savourer plusieurs recettes délicieuses de manioc. En outre, une petite exposition dédiée au manioc a dévoilé des produits alimentaires qui en dérivent.
Au lendemain, le lancement de l’Année du manioc allait continuer dans la ville du Cap-Haïtien. Cet évènement a coïncidé avec la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année à la date du 16 octobre. Dans une conférence de presse, le ministre Vernet Joseph, titulaire du MARNDR, a fait le point sur l’Année du manioc. « Nous lançons l’Année du manioc afin de pouvoir adresser de manière globale et intégrée la question d’insécurité alimentaire. Nous choisissons le manioc parce que nous faisons face au phénomène de changement climatique. Le manioc est une culture climato-résiliente et représente une denrée alternative aux déficit alimentaire et une source de diversification des revenus pour des petits exploitants agricoles », a déclaré le ministre Vernet Joseph, convaincu que le manioc servira dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et pourrait devenir également une denrée exportable. Le ministre de l’Agriculture compte bénéficier de l’expertise de la Colombie pour améliorer le rendement à l’hectare en ce qui a trait à la production du manioc.




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