Sur l’île de Quisqueya, deux peuples parlent de la même histoire dans deux langues différentes : L’histoire du trauma et de la honte qui unissent de part et d’autre de la frontière, les descendants des victimes comme les descendants des bourreaux. Ce film est plein d’inattendus et pose la question de I‘individu face au collectif.», a jugé le jury. « Il nous a touché.e.s car il est rare de montrer l’échec dans le processus de réconciliation.», a-t-il poursuivi. « Malgré les efforts, les plaies restent ouvertes alors qu’en Haïti la rivière Massacre a toujours un goût de sang», ont commenté les jurés ayant décerné 11 récompenses pour la 11e édition du festival.
« Cela veut dire beaucoup pour moi. En ce sens que c’est un film qui a été entièrement tourné en Haïti et en République dominicaine sur un sujet difficile que je qualifierais même de complexe », a réagi Pierre Michel Jean, contacté par la rédaction du journal. « Un travail qui a été complexe jusqu’à la fin. Parce que, quand il y a eu le premier montage du film et que je l’ai montré aux Dominicains (protagonistes du film), il y en a, pour ne pas dire tous, qui n’étaient pas trop contents de la vision des choses, de l’angle de traitement » a-t-il raconté.






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